Il y a trois ans, la Compagnie d’Éthers Oubliés a reçu son premier soutien du dispositif ELAN pour le projet 2003/MDMA. Ce soutien nous a permis de nous structurer juridiquement et de nous inscrire dans le paysage culturel brestois. On a pu affirmer une ligne claire : des créations théâtrales engagées, sociales et politiques, pensées pour aller vers celles et ceux qui ne vont pas au théâtre.
Depuis, nous avons présenté une dizaine de représentations, en passant par Dans l’ombre d’Adam, qui a rassemblé 567 spectateurices, à partir de quatre textes différents, dans des lieux non conventionnels — in situ, espaces publics — avec toujours la même idée : rendre le théâtre accessible et nécessaire, en particulier aux jeunes, aux publics isolés et à celles et ceux qui n’ont pas l’habitude de fréquenter les salles. Notre dernière création, Je ne suis pas comme Eugénia, s’inscrit pleinement dans cette démarche.
L’accompagnement par ELAN en 2022 — suivi Sandrine Perhirin, Stéphane Delamarre et Isabelle Meyer — a aussi ouvert des portes vers des espaces de réflexion à la Ville de Brest. J’ai participé à des réunions sur la santé mentale des jeunes, aux petits-déjeuners de l’actualité, et à des temps de mise en réseau pour faire circuler nos projets sur le territoire, notamment à travers des ateliers d’aisance à l’oral avec la Mission Locale. Ces collaborations continuent aujourd’hui et renforcent notre ancrage local auprès de publics souvent éloignés des arts de la scène, convaincus de ne pas y avoir leur place.
En ce moment, nous développons un projet de pré-professionnalisation de la compagnie. L’idée est de créer des conditions pour que nos projets se fassent naturellement à Brest, même avec des équipes d’amateurs, tout en touchant davantage de jeunes et de publics isolés, et en les faisant venir dans des salles, au théâtre, là où ils n’iraient pas spontanément. On travaille actuellement sur Love & Money, de Dennis Kelly, avec pour objectifs : étendre les représentations de la ville à la métropole, s’ancrer dans le territoire, louer plus de salles et avoir plus de moyens pour améliorer la qualité des créations, et préparer, dans deux ans, un projet à présenter à la DRAC dans le cadre de mon Master 1 de recherches-création théâtrales.
Parallèlement, je suis assistant à la mise en scène de Léna Paugam pour Après nous, les ruines, ce qui complète mon expérience et montre comment ce projet pro peut s’articuler avec la pré-professionnalisation de la compagnie. Même avec des amateurs, la compagnie peut porter des projets professionnels, toucher des publics éloignés, et assurer une continuité artistique dans la ville.
Ce que je défends est simple : un théâtre pour toustes, qui se fait ici, avec les gens d’ici, mais qui peut aussi rayonner plus loin.
L’idée de ce projet de pré-professionnalisation de la Compagnie d’Éthers Oubliés part d’un constat simple : beaucoup de créations locales n’atteignent pas tous les publics, et peu interrogent réellement les faits sociaux contemporains. Les jeunes, les habitants éloignés des salles, celles et ceux qui ne franchissent jamais les portes d’un théâtre, restent trop souvent absents de l’offre culturelle.
J’ai connu cela en soi : venant d’une famille franco-algérienne, nombreuse et modeste, je ne me suis jamais senti légitime pour le théâtre. Pourtant, on m’a fait confiance et j’ai pu faire du théâtre grâce à l’école et à de merveilleuses et opportunes rencontres. Cette expérience nourrit ma volonté de créer un théâtre ouvert à toutes et tous, en particulier aux collégien·nes et lycéen·nes, aux jeunes et aux publics éloignés, pour qu’ils se sentent à leur place dans ces espaces.
Ce projet vise à renforcer l’ancrage de la compagnie dans le territoire brestois, à développer ses moyens et ses conditions de travail, et à permettre à ses créations de toucher des publics plus larges et diversifiés, qui ne fréquentent pas naturellement les lieux de théâtre. Il s’agit de créer des opportunités de représentation dans des salles et espaces accessibles, tout en maintenant la qualité artistique des créations.
Cette démarche s’inscrit dans un objectif de pré-professionnalisation : elle prépare la compagnie à porter des projets professionnels de manière autonome et structurée, à développer sa visibilité et sa légitimité sur le territoire, et à proposer, à terme, des projets à la DRAC dans le cadre de mon Master en recherches-création théâtrales. L’accent est mis sur la continuité : il ne s’agit pas d’un projet unique ou d’une expérimentation ponctuelle, mais d’une progression naturelle de la compagnie, qui lui permet de devenir un acteur stable et reconnu de la vie culturelle locale, capable d’aller vers des publics éloignés et de créer du lien social à travers le théâtre.
L’idée de ce projet de pré-professionnalisation de la Compagnie d’Éthers Oubliés part d’un constat que je fais tous les jours, à la fois dans mon travail et dans mes études : le théâtre reste peu accessible à une partie importante du public. Je travaille avec la Mission Locale auprès de jeunes en difficulté, j’ai été AED dans des collèges, et je vois clairement qui ne va pas au théâtre : des jeunes, des habitants des quartiers populaires, des milieux modestes, des communes plus isolées… Le manque de diversité sociale dans les salles est flagrant.
Le projet vise à renforcer l’ancrage de la compagnie dans le territoire brestois, à développer ses moyens et ses conditions de travail, et à permettre à ses créations de toucher des publics larges et diversifiés, qui ne fréquentent pas naturellement les lieux de théâtre. Il s’agit de créer des opportunités de représentation dans des salles et espaces accessibles, tout en maintenant la qualité artistique des créations.
Cette démarche s’inscrit dans un objectif de pré-professionnalisation : elle prépare la compagnie à porter des projets professionnels de manière autonome et structurée, à développer sa visibilité et sa légitimité sur le territoire, et à proposer, à terme, des projets à la DRAC dans le cadre de mon Master en recherches-création théâtrales. L’accent est mis sur la continuité : il ne s’agit pas d’un projet unique ou d’une expérimentation ponctuelle, mais d’une progression naturelle de la compagnie, qui lui permet de devenir un acteur stable et reconnu de la vie culturelle locale, capable d’aller vers des publics éloignés, de créer du lien social et d’ouvrir le théâtre à celles et ceux qui n’y vont jamais.